Le Conseil Social de l'Habitat de l'Isère

La prise en compte des démunis dans la politique du logement est une compétence de l’Etat. Elle est cependant très dépendante d’initiatives locales coordonnées : le Conseil Social de l’Habitat de l’Isère (CSHI) l’a réaffirmé haut et fort au cours de sa Conférence annuelle 2009.

250 personnes présentes à Gières le 27 novembre : travailleurs sociaux, associations, élus ou salariés des services des collectivités territoriales (Communes, Communautés d’Agglomération, Conseil Général, Conseil Régional), administrations de l’Etat, bailleurs sociaux, …ou simples citoyens.

Leur participation à la 4e Conférence du CSHI, compte-rendu du travail de l’année et contribution à l’orientation du travail futur, témoigne que l’on peut dépasser le cloisonnement des responsabilités et les particularismes, se concerter, élaborer des pistes d’action pour que la crise économique ne fasse pas oublier l’inacceptable persistance du mal logement.
 
En attendant le compte-rendu exhaustif de la journée, en vrac, trois notions utilisées au fil des travaux et ateliers :
 
Reste à vivre : de plus en plus souvent inférieur à 10 euros/personne/jour. Une preuve de l’aggravation de la situation des mal logés : impayés en nombre croissant, aides facultatives des Centres Communaux d’Action Sociales de plus en plus sollicitées, …
 
Filet de sécurité des aides sociales : il est troué. Conçu pour des « coup de pouce » ponctuels à des publics spécifiques alors que les difficultés sont maintenant pérennes et étendues. Des publics sont « hors des cases » à ne pas oublier : jeunes pauvres, personnes âgées seules, demandeurs d’asile…
 
Analyse des besoins sociaux : connaître les situations, percevoir les besoins sont des responsabilités locales. ; Les Communautés d’agglomération s’avèrent des acteurs pertinents et il serait souhaitable que la Metro (agglomération grenobloise) s’inscrive pleinement dans cette démarche.