A la sortie de l’hôpital psychiatrique, quel logement ou hébergement ?
Un groupe de travail « santé mentale /logement », créé en 2000, échange sur les difficultés rencontrées par les personnes en souffrance psychique pour se loger et pour occuper leur logement.
A la sortie de l’hôpital psychiatrique, quel logement ou hébergement ?
Mise en place d’un partenariat
Un groupe de travail « santé mentale /logement », créé en 2000, échange sur les difficultés rencontrées par les personnes en souffrance psychique pour se loger et pour occuper leur logement.
Depuis 2003 ce groupe est co-animé par la DDASS et Un Toit Pour Tous, il rassemble de nombreux acteurs du secteur de la santé (médecins, secteur social de l’hôpital et organismes de tutelle), de l’action sociale (associations et institutions ) et du logement (bailleurs sociaux de l’Isère : Absise). Il a édité un « GUIDE SANTE MENTALE et LOGEMENT en ISERE », en 2007, puis rédigé une « CHARTE de PARTENARIAT SANTE MENTALE et LOGEMENT en ISERE ». La signature de cette Charte a eu lieu, en juin 2009. Ces documents sont disponibles sur le site.
Un projet innovant
A la demande du Centre Hospitalier de Saint Egrève, Un Toit Pour Tous, par son Agence Immobilière à Vocation Sociale, a pris en charge la gestion immobilière d’un petit ensemble de 6 studios appartenant à un propriétaire privé. Ces studios situés à Saint Martin le Vinoux, sont mis à la disposition du service de réhabilitation psychosociale du Centre Hospitalier de Saint Egrève (CHSE) qui assure le suivi médical et social. L’Agence d’ Un Toit Pour Tous assure une gestion locative adaptée.
Le partenariat a permis à chacun de trouver sa place, le personnel du CHSE assure le suivi médical et social, l’agence limite son action à la gestion des logements, tout en aidant les résidants à faire l’apprentissage de cette gestion. C’est à dire passer et signer les contrats de location, d’assurance, d’abonnements divers, également d’entretenir le logement, et d’effectuer le paiement du loyer.
En 4 ans, c’est 18 personnes qui sont passées par cette structure et sont donc sorties de l’Hôpital. Sur les 12 personnes sorties du dispositif, une a été orientée vers un foyer de vie, 3 ont été ré hospitalisées, 8 sont sorties dans un logement de droit commun.
Une étude en cours, de l’Administration Régionale des Hôpitaux, sur un total de 375 malades à Saint Egrève, chiffre à 110 le nombre de ceux qui pourraient être soignés à l’extérieur si les moyens existaient.
Devant la réussite de cette expérience Un Toit Pour Tous est sollicité pour développer cette solution. Le problème du financement complémentaire du surcoût de la gestion que l’on appelle Gestion Locative Adaptée, reste posé. Les résidants ont de faibles ressources, ils payent un loyer modéré, ils reçoivent les aides au logement.
Une première extension de ce dispositif a vu le jour, rue Mansard, à Grenoble, 7 studios appartenant à un propriétaire privé sont progressivement en cours d’utilisation dans le cadre de l’extension de ce programme.
Une évolution positive
Le CHSE veut développer des solutions de logement, ou d’hébergement, au profit des personnes qui sortent de son établissement.
Un partenariat se développe, des associations comme Un Toit Pour Tous, Familles en Isère, l’UNAFAM,…sont sollicitées.
Il faut à la fois trouver des logements, trouver des financements complémentaires pour une Gestion Locative Adaptée, avoir le soutien de l’Hôpital pour le suivi médical dans le cadre de ce partenariat. Si la volonté existe on peut trouver des solutions. La DDASS soutient cette démarche, le Plan de Relance peut être mis à contribution, des formules de sous location ou de colocation peuvent être trouvées.
Les choses bougent, un travail important est encore devant nous, le secteur santé n’a pas vocation à gérer des logements, mais il ne peut se désintéresser de ce que deviennent leurs patients à la sortie de l’hôpital.
Plus encore, certains établissements ont fait le choix de développer le soin ambulatoire et de soigner les patients à domicile plutôt que les enfermer.
Un chantier ouvert
Face aux nombreuses difficultés liées à la souffrance psychique, dans la vie de tous les jours de notre société, seul un partenariat peut nous permettre de progresser.
La mise en œuvre de la Charte de partenariat, doit nous aider.
