Sous la forme d’un tableau de bord organisé comme celui de la publication annuelle de la Fondation Abbé Pierre, le rapport présente et commente de nombreuses données chiffrées sur cinq dimensions de ce fléau qu’est le mal-logement : absence de domicile personnel, difficultés d’accès au logement, mauvaises conditions d’habitat, difficultés de maintien, inégalité des parcours résidentiels. Face à ces constats Un Toit Pour Tous va plus loin et fait des propositions concrètes.

 

Le rapport : un état des lieux mais … pas que...

Les chiffres sont éloquents et têtus… Pour ne citer que le premier : 2500 personnes sans solutions d’hébergement à la fin de l’année 2015 dans le département…

Un certain consensus sur la gravité de la situation du mal-logement se fait jour. Il s’agit donc de s’atteler, enfin, à mettre en œuvre des solutions.

C’est pourquoi les auteurs ont tenu à présenter quelques initiatives déjà prises dans ce sens par le milieu associatif, celles d’Un Toit Pour Tous pour commencer. Susceptibles d’être développées à une échelle significative, elles appellent pour cela un engagement fort et durable des collectivités publiques.

Puissent les élus et responsables présents le 29 mars au Musée ou simplement lecteurs du rapport avoir entendu le message !

Consulter le rapport 2015-2016

Voir le communiqué de presse

Le mal – logement est aussi une question de santé publique

La présentation du 29 mars a été l’occasion de donner la parole à des acteurs de terrain confrontés journellement aux conséquences du mal-logement sur la santé mais aussi aux difficultés de logement des personnes malades.

C’est une question difficile tant les services d’actions sociales  et d’accès aux soins médicaux et hospitaliers ont des spécificités peu adaptées à une coopération naturelle.

Tous les intervenants : directeur de CHRS, directeur de structure d’accueil de jour, responsable de service municipal de santé,… ont été unanimes. Il y a un énorme besoin d’accompagnement des personnes confrontées à des problèmes de santé aggravés par l’absence de conditions normales de logement.

En Isère,  il faut souligner l’initiative de rapprochement et de coordination des structures d’accueil de jour : il s’agit de faire reconnaître leur rôle indispensable dans la « survie » de toute une population démunie, notamment en matière d’accès aux soins de santé.

Là encore puissent les responsables  politiques se saisir de cette question et assurer aux acteurs de terrain des moyens à hauteur des problèmes qu’ils s’efforcent de résoudre.

 

Face aux ferments de solidarité qui germent dans la société civile et aux nombreuses et constructives sollicitations du monde associatif, l’implication des  collectivités de tous horizons est urgente. A l’image de la présidente d’Un Toit Pour Tous citons l’Abbé Pierre :

"C’est quand chacun de nous attend que l’autre commence qu’il ne se passe rien"