
LES 12/14 - INFO-DÉBATS
Le deuxième mardi du mois entre 12h15 et 13h45
Un Toit pour Tous organise avec ses partenaires un temps de rencontre, d’échange, d’information et de formation sur toutes les questions liées au mal-logement. Cet événement est ouvert et gratuit. Venez débattre avec nous !
À savoir
Les 12/14 du Toit sont des webinaires ouverts à tous. Il s’agit de temps d’échanges centrés sur le partage de connaissances et d’expériences ainsi que sur la présentation et la recherche de solutions pour lutter contre le mal-logement.
Chacun est libre de proposer un sujet qu’il souhaite voir traité : contact@untoitpourtous.org
Programme des prochains 12/14
- Mardi 21 avril : production de logement très sociaux : où en est-on ? Perspectives
- Mardi 16 juin (en présentiel) : l’intermédiation locative
Synthèses et replays
Des synthèses des 12/14 ont été rédigées jusqu’en 2021, date depuis laquelle les 12/14 sont disponibles en replays.
À LA UNE

12h15-13h45
webinaire
Logement d'Abord et production de logements très sociaux
En Isère, fin 2024, 23 500 ménages étaient en attente d’un logement social (hors demandes de mutation), dont plus de la moitié (57 %) relevaient des logements très sociaux (PLAI et PLAI-A).
Pourtant, face à cette demande massive, l’offre de ce type de produit reste encore insuffisante.
Ce 12-14 vise à mettre en lumière les enjeux qui se jouent sous la production de logements très sociaux (PLAI et PLAI-A).
Il sera l’occasion de revenir, notamment, sur les questions suivantes : quels sont les freins aujourd’hui rencontrés dans la production de ce type de produit ? Quelles sont les solutions concrètes pour en produire davantage et toujours de bonne qualité ?
Invités au débat :
- Léa Besohne et Claire Cavaro, Un Toit Pour Tous
- Autres intervenants en attente
Mardi 10 mars 2026
12h15-13h45
webinaire
Logement d'abord et pensions de famille
Ce 12-14 viendra repréciser, dans un premier temps, ce qu’est le Logement d’abord, politique nationale qui place l’accès direct à un logement durable au cœur de la lutte contre le sans-domicilisme.
Il sera également l’occasion de mettre en lumière le rôle essentiel que jouent les pensions de famille dans cette logique de Logement d’abord pour proposer un logement pérenne assorti d’un accompagnement adapté. Ce dispositif constitue une réponse concrète pour les personnes durablement exclues du logement ordinaire, en conjuguant habitat autonome et cadre collectif sécurisant.
Invités au débat :
- Amandine Ada et Adeline Hennequin, Pension de famille Le Pari(s) – Groupement des Possibles
- Jérémy Salgues, directeur d’Habitat et humanisme Isère
- Gabriel Uribelarrea, sociologue – Laboratoire Pacte (co-auteur de l’étude Le Logement d’Abord saisi par ses destinataires)

12h15-13h45
webinaire
L'état du mal-logement en Isère
Dans la continuité de la présentation du Rapport sur l’état du mal-logement en France réalisée le mardi 3 février par la Fondation pour le logement des défavorisés, ce 12-14 exceptionnel se propose de revenir sur les grands enjeux mis en lumière par ce rapport à l’échelle nationale, avant de les aborder sous un angle plus local.
Les échanges porteront sur l’aggravation généralisée de l’ensemble des indicateurs permettant de mesurer l’ampleur et l’évolution du mal-logement en France.
Le 12-14 sera aussi l’occasion de présenter des initiatives citoyennes locales, qui se présentent comme des palliatifs à la faillite de l’Etat en matière d’hébergement : l’hébergement solidaire, organisé et géré par des collectifs citoyens dans le cadre du dispositif LASUR.
Invitées au débat :
- Marie Guillaumin, Observatoire de l’hébergement et du Logement
- Lisa Lecossois, Agence régionale AURA de la Fondation pour le logement des défavorisés
- Véronique Mangin, Un Toit Pour Tous
- Roselyne Blin, membre d’un collectif citoyen
LES 12/14 EN 2025

12h15-13h45
webinaire
La demande d’asile et son impact sur les conditions de logement et d’hébergement des demandeurs
En 2023, ce sont 4 000 personnes qui ont fait une première demande d’asile en guichet unique à Grenoble, soit 11 % de plus que l’année précédente (3 614). Ce premier dépôt est en fait la première étape d’un parcours qui peut s’allonger dans le temps.
Pendant toute l’instruction de leur demande d’asile et jusqu’à l’obtention éventuelle de leur statut de réfugié ou à ce qu’elles soient déboutées, les personnes peuvent prétendre à l’hébergement via le dispositif national d’accueil (DNA), coordonné par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). Plusieurs solutions peuvent leur être proposées dans ce cadre : une place dans un centre d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA), dans un centre relevant du programme d’accueil et d’hébergement des demandeurs d’asile (PRAHDA), dans un hébergement d’urgence pour demandeurs d’asile (HUDA), dans un centre d’accueil et d’examen des situations administratives (CAES) ou dans un centre provisoire d’hébergement (CPH). En Isère, au 31/12/2023, on comptait au total 2 309 places d’hébergement spécifiques sur ces différents types de structures. Ce chiffre laisse présager un sous-dimensionnement du système d’accueil au regard des nouvelles demandes enregistrées, qui engendre de fait des conséquences multiples sur le parcours des ménages.
Quel est le parcours en logement des demandeurs d’asile en France ? Quelles sont les conditions matérielles d’accueil qui leur sont offertes ? Sont-elles effectives en Isère ? Qui sont les acteurs principaux intervenant au cours de la procédure de demande d’asile ? C’est à ces questions que le 12-14 s’efforcera d’apporter des éléments de réponse.
Invitées au débat :
Geneviève Bonnard, coprésidente de l’association ADA (Accueil des demandeurs d’asile)
Violette Berard et Elisabeth Rolland-Veziant, association ADATE (Accompagnement et dignité de l’accueil pour tous les étrangers)

12h15-13h45
webinaire
Le DAHO : cesser d’en faire un droit accessoire ?
Le DAHO, découlant de la loi DALO de 2007, crée un droit juridiquement opposable à un hébergement décent pour les personnes sans-abri et/ou en situation de grande vulnérabilité. Il vient en effet répondre à un besoin essentiel, immédiat et vital, celui de disposer de la protection d’un toit – et ce, de façon inconditionnelle.
Pourtant, chaque année, le Comité de suivi de l’Isère alerte sur la difficile mise en œuvre du DAHO dans le département, avec un écart important persistant entre ce que prévoit le droit à l’hébergement et les conditions de sa mise en œuvre sur le territoire. Et en effet, ce droit, qui garantit inconditionnellement un toit à toute personne évoluant sur le sol français, reste trop peu respecté, bien que de plus en plus mobilisé : l’année 2023 a par exemple été celle d’un record de dépôts de recours au DAHO (412). La demande est donc bien là, mais le besoin croît beaucoup plus vite que les solutions d’hébergement.
Ce 12-14 sera l’occasion de revenir sur les raisons qui doivent nous pousser à prendre le DAHO au sérieux, et à cesser de le considérer comme un droit de seconde zone.
Invités au débat :
Jean-Yves Balestas, Président de la Commission de médiation (CoMed) de l’Isère
Michel Maron, représentant d’Un Toit Pour Tous en Commission de médiation