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Un Toit Pour Tous recherche des correspondants bénévoles pour son groupe web

Vous avez envie de mettre vos compétences rédactionnelles au service de notre association ? Rejoignez-nous !

Qu’est-ce que le comité de rédaction du web ? 

Le groupe se tient informé de la politique de l’association, de toutes ses activités, de ses structures, des associations adhérentes ainsi que de l’actualité locale et nationale. Il enrichit régulièrement le contenu du site internet : rédactions d’articles, interviews, revue de presse… et permet l’alimentation des réseaux sociaux de l’association. Ce travail est indispensable pour sensibiliser et interpeller les citoyens sur la question du mal-logement. Plus d’informations ici.

2 moyens de participer :

  • Vous devenez correspondant du groupe web et envoyez vos articles qui seront soumis au comité de rédaction pour relecture et validation avant mise en ligne ;
  • Vous rejoignez le comité de rédaction qui se réunit chaque lundi à Un Toit Pour Tous (de 12h à 13h) afin de faire le point sur les articles à rédiger. Vous êtes force de proposition, vous avez envie de valoriser les différentes actions au sein de l’association et celles de nos partenaires, vous aimez le travail en collectif et relisez les différents textes soumis afin de proposer des corrections et modifications avant la mise en ligne.

 

Pour toutes informations complémentaires et prise de contact, n’hésitez pas à vous mettre en relation avec Stéphanie Rouanet, responsable communication et animation (s.rouanet@untoitpourtous.org).

Crédit photo : freepick

Un aspect méconnu : quelles spécificités pour les femmes en situation de mal-logement ?

Le but de ce 12-14 d’Un Toit Pour Tous de septembre 2022 était de mettre en évidence la situation particulière des femmes au regard du mal-logement, et plus spécifiquement de mettre en lumière les manifestations du sans-abrisme qui pèsent plus particulièrement sur elles , et  voir ainsi en quoi les réponses ne sont pas à […]

Les 12-14 d’Un Toit Pour Tous plébiscités par les participants

Pour contribuer à replacer le logement au centre de l’agenda politique et institutionnel en s’appuyant sur l’ensemble du réseau des acteurs locaux de l’accompagnement, de l’hébergement et du logement, de la veille sociale, Un Toit Pour Tous propose depuis de nombreuses années ses fameux 12/14 (1). Instance d’information, de partage et de débats, ils permettent de maintenir une vigilance sur les questions de mal-logement et de construire des partenariats. Lire la suite

Les jeunes, oubliés de la politique du logement

La pandémie a non seulement mis en lumière pour le grand public la situation difficile de nombreux jeunes en France – qu’ils soient travailleurs ou sans emploi mais aussi étudiants – elle l’a, en outre, avec les confinements, exacerbée.  La liste des difficultés est longue : pauvreté et précarité, isolement, accès à l’emploi, malnutrition… sans parler du logement. Lire la suite

“Loger les plus vulnérables en Isère” : quatre jours pour renforcer l’exigence de s’y mettre ensemble

 À l’image de ce qui avait été inauguré l’an dernier sous la contrainte de la pandémie, cette semaine de rencontres et débats du 22 au 25 novembre 2021, organisée par Un Toit Pour Tous, depuis Grenoble, avec la participation plurielle des bailleurs sociaux, du monde associatif, de l’enseignement et de la recherche a permis encore […]

Hébergement d’urgence : des changements positifs du côté de la politique de l’Etat, mais des questions subsistent…

Le dernier 12-14 d’Un Toit Pour Tous se proposait d’apporter un éclairage sur les nouveautés intervenues dans le domaine de l’hébergement d’urgence.

Tout d’abord, un diaporama donnant les éléments de cadrage a été présenté par Chloé Mollard de l’Observatoire de l’Hébergement et du Logement et synthétisé par Francis Silvente (vice-président de la Fédération des Acteurs de la Solidarité au niveau régional).

Ensuite, sont intervenues Angélique Giannini (Médecins du Monde) et Alice Lecomte (DAHUS, rien à voir avec l’animal mythique des montagnes, l’acronyme est décrypté ci-après) sur le lien entre social et santé et la présentation du Dispositif d’Appui à l’Hébergement d’Urgence pour la Santé.

Enfin, la parole était donnée à Maïwenn Abjean (Femmes SDF) qui a témoigné des difficultés spécifiques rencontrées par les femmes et des besoins non pris en compte dans les hébergements d’urgence.

Voici ce qu’on peut en retenir :

  • désormais, plus de gestion « au thermomètre », mais une programmation pluriannuelle, avec néanmoins l’inconvénient majeur d’une enveloppe financière fermée, sans réajustement possible ;
  • La pandémie a permis d’atteindre un nombre de places d’hébergement qualifié auparavant d’irréalisable.
  • Inconditionnalité et continuité : des principes réaffirmés, mais pas toujours respectés.
  • Un objectif de réduction des places d’hébergement d’urgence (-546, soit -2,73%), prioritairement nuitées en hôtel. Cette réduction s’opérera au profit de solutions s’inscrivant dans la démarche du « Logement d’abord » qui se voit privilégiée.
  • Une inquiétude néanmoins pour les personnes aux droits incomplets qui ne pourront y prétendre.

Certains points de vigilance ont été soulevés :

  • calendrier de mise en œuvre
  • modalités de concertation différentes selon les régions
  • obligation de réaliser des économies
  • risque d’une gestion à 2 vitesses selon les publics.

 

Pour le lien entre santé et social, qui s’est tissé au plus fort de la pandémie à travers la création d’une équipe mobile d’appui sanitaire, l’objectif est de poursuivre la démarche engagée :  l’agence régionale de santé (ARS) a accordé un financement d’un an au DAHUS après le bilan présenté en juin 2020. L’ARS et le DAHUS insistent pour que soient prises en compte une définition de conditions minimales à remplir pour les lieux d’hébergement, des réflexions sur la sécurité alimentaire…

 

L’intégralité de ce 12-14 est visible ici :

La situation de l’hébergement d’urgence en Isère : retour sur les dernières transformations

 

ARS Agence régionale de santé

DAHUS Dispositif d’Appui à l’Hébergement d’Urgence pour la Santé

ECHEC du « CHOC de l’offre » pour le logement social dans l’agglomération grenobloise…

… comme au niveau national

Le président de la République parlait, au début de son mandat, d’un « choc de l’offre » pour remédier à l’insuffisance de la production de logements en France. Quatre ans après, on en est loin !

Au niveau national, seulement 90 000 agréments pour des logements locatifs sociaux ont été délivrés en 2020, pour un objectif de 110 000 au regard d’une augmentation de la demande (plus de 2 millions depuis 2019) exacerbée par la crise sanitaire et sociale, alors que les attributions sont en baisse (en chute de 30 000 sur une moyenne annuelle qui tourne autour de 470 000) et que le turn-over qui libère des places est lui-même en diminution. L’assèchement des finances des organismes HLM auquel le gouvernement a procédé ces dernières années, réduisant leurs capacités d’apport de fonds propres dans les opérations, n’y est pas pour rien – au-delà du ralentissement conjoncturel classique en période électorale municipale- car il va peser structurellement sur les années à venir. Il en va de même pour la baisse de la promotion privée qui avait permis ces dernières années de pallier au manque de foncier par l’achat en VEFA (vente en futur achat d’achèvement) par les organismes HLM. On peut rappeler également que la moitié des communes soumises à la loi SRU est encore déficitaire.

 …et dans le département

On en est loin également au niveau de l’Isère et de l’agglomération grenobloise ! (1).

Globalement pour l’ensemble de l’Isère, en 2020, on assiste à un recul de 40 % du nombre de logements sociaux financés. Au niveau de l’agglomération de Grenoble, en 2020, ce sont 47 % de moins, toutes catégories de logements sociaux confondues (y compris foyers, …), 54 % pour les logements familiaux !

Le PLH de la Métro 2017-2022 prévoyait la réalisation de 1100 logements locatifs sociaux familiaux par an (PLAI, PLUS, PLS) dont 350 PLAI. A l’époque de son élaboration, UTPT avait d’ailleurs souligné l’insuffisance de cet objectif, en recul par rapport au PLH précédent pour un périmètre élargi de la métropole. A ce titre, sur la période 2017-2019, 2027 logements familiaux ont été financés, pour 2700, et le déficit est également avéré pour les PLAI : 855 pour 1050, auxquels s’ajoutent des PLAI adaptés qui ne changent pas ce résultat. A noter que le financement de logements privés conventionnés apparait dérisoire : 53 dont 12 très sociaux… (1)

Il faut agir d’urgence !

Tout cela ne cesse pas d’inquiéter.

Comment dans ces conditions répondre à la demande de logements sociaux qui ne cesse d’augmenter : 31 800 en 2019 en Isère, soit + 19 % depuis 2015, pour des attributions à hauteur de 8 600 en diminution de 7 % depuis la même date ?

Comment assurer la gestion des publics prioritaires dans les attributions : différentes catégories de réservataires, prioritaires DALO, sorties d’hébergement, etc. dont la liste ne fait que s’allonger, le gouvernement rajoutant dans la le projet de loi « 4 D » les travailleurs clé »?

Comment dans l’agglo réussir la politique du logement d’abord, sans parler du rattrapage à effectuer par rapport au retard de ces dernières années (27 communes SRU sont en retard pour 8 330 logements ?

Nous connaissons malheureusement les conséquences d’une telle pénurie : ce sont les ménages pauvres qui vont d’abord en pâtir.

UTPT n’a cessé de proposer les termes d’une politique de l’habitat répondant aux défis à relever pour pouvoir augmenter significativement l’offre de logements, notamment à travers une action foncière dynamique (constitution de réserves foncières de moyen et long terme), et un investissement dans la mobilisation du parc privé à des fins sociales, que l’association a rappelé au moment des élections municipales dans une lettre aux candidats.

 

 

(1) Les chiffres des résultats de la production de logements ces dernières années ne sont pas tous disponibles: la Métro n’a publié les chiffres 2019 que fin 2020 (résultats PLH 2017-2019) et ce sont les chiffres d’ABSISE (association des organismes HLM de l’Isère) qui permettent d’avoir une approche de l’année 2020.

La coordination des accueils de jour de l’Isère fait ses propositions !

La coordination représentant 11 accueils de jour en Isère a travaillé pour faire des propositions au PALHDI (Plan départemental d’action pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées en Isère) co-piloté par le Département et l’Etat. Ces propositions s’organisent autour de 2 axes :

  • Consolider les missions des accueils de jour pour favoriser l’accès au logement et à l’hébergement
  • Rendre cohérente les réponses aux besoins des personnes en grande précarité autour d’un réseau territorialisé du premier accueil

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