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Un événement pour apprendre, échanger et débattre, du 7 au 11 décembre 2020 : « Loger les plus vulnérables en Isère »

Des acteurs du logement et de l’accompagnement en Isère vous proposent un événement annuel autour des enjeux du logement des plus vulnérables.

Un événement pour apprendre, échanger et débattre, du 7 au 11 décembre 2020 : « Loger les plus vulnérables en Isère »

Des acteurs présents sur le terrain du logement et de l’accompagnement en Isère s‘adresseront aux citoyens, aux organismes Hlm, aux collectivités locales, aux acteurs de l’accompagnement, aux associations et à leurs adhérents, à l’ensemble des acteurs de l’habitat à la recherche de nouvelles voies pour l’accès au logement des plus précaires,

Quels thèmes ?

– mieux connaitre les besoins sociaux pour agir !

– le logement social permet-il de loger les plus vulnérables ?

– l’accompagnement lié au logement, de quoi parle-t-on ?

– attribution de logements : comment s’organise-t-on en Isère pour répondre aux besoins des publics les plus défavorisés ?

 Comment ? : Crise sanitaire oblige, il s’agit d’une série de webinaires (1) d’1h à 1h30 répartis dans la semaine en fin de matinée et après – midi :

  • 5 conférences d’experts (webinaires) pour s’informer et mieux comprendre les fondamentaux qui dessinent les grands enjeux des thèmes abordés
  • temps d’échanges de pratiques et de retours d’expériences (visioconférences) par des acteurs de terrain sur des actions concrètes, pour découvrir, enrichir et prendre du recul sur des façons de faire différentes

Qui organise ? Un Toit Pour Tous en partenariat avec un ensemble d’acteurs dont la Fondation Abbé Pierre pour le logement des personnes défavorisées (FAP), la Fédération des associations pour l’insertion par le logement (FAPIL), la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), l’Association des bailleurs sociaux de l’Isère (ABSISE), le Groupement des possibles

 

Renseignements et inscriptions  : 

contact@untoitpourtous.org

04 76 09 26 56 (accueil)

(1) webinaire est un mot-valise associant les mots web et séminaire, créé pour désigner toutes les formes de réunions interactives de type séminaire faites via internet généralement dans un but de travail collaboratif ou d’enseignement à distance

Solidarités citoyennes en action : loger et accompagner les personnes exilées en Isère

Une cinquantaine de personnes ont assisté à distance à cette édition post-reconfinement du 12/14 d’Un Toit Pour Tous consacrée aux solidarités citoyennes envers les migrants (1).

De riches et instructifs témoignages apportés par les représentants de 4 expériences citoyennes iséroises : le réseau Esaïe, l’association Le Habert, le collectif RESF – Les Eaux Claires (2), le collectif Réfugiés Bienvenue

Si le réseau Esaïe fonctionne sous forme d’hébergement tournant d’une petite dizaine d’accueillis dans une quarantaine de familles (qui n’assurent pas l’accompagnement dans les démarches administratives, la formation ou l’emploi, les soins, etc), les autres initiatives ont comme point commun de rechercher et de mettre à disposition des personnes ou des familles accueillies, à la fois logement et accompagnement, généralement pour une période limitée dans le temps, mais selon des modalités variables.

C’est là que le savoir-faire d’Un Toit Pour Tous intervient, de façon différenciée selon le fonctionnement adopté par chaque projet, via le dispositif LASUR. Si l’association Le Habert dispose actuellement de 3 salariés, si Esaïe s’appuie en partie sur le Diaconat protestant, les autres structures ne reposent que sur les bénévoles. Et l’on découvre le témoignage d’une solidarité puissance 2 à travers les partenariats et la mutualisation fonctionnant entre tous les acteurs impliqués.

D’autres témoignages venus enrichir la palette et nourrir les expériences :

Une famille originaire du Kosovo a accepté de témoigner de son parcours, de l’accueil par un collectif citoyen solidaire en Matheysine à l’obtention du titre de séjour, d’un emploi salarié pour chacun des parents et d’un logement à Grenoble.

L’Accueil Migrants Grésivaudan (bénévoles) assure l’accueil auprès des personnes le temps nécessaire, l’APARDAP (3) dispose de logements mis à disposition par l’EPFL (4), une autre initiative concerne du logement en colocation pour des jeunes. Une expérimentation locale est en cours de lancement par Migrants en Isère et la FEP (Fédération de l’Entraide Protestante) pour un accès à l’emploi dans des métiers en tension.

Des constats

Avec quelques années d’expérience les initiatives citoyennes révèlent assez peu d’échecs en matière d’autonomisation des personnes accueillies. L’accueil y est assuré soit pour 3 ans soit pour tout le temps nécessaire sauf s’il s’agit d’accueil subventionné. Ce qui démontre que « si on tient le long temps on y arrive« .

Des points à faire avancer

  • l’ALT (allocation de logement temporaire) que la DDCS (5) tente de supprimer, alors qu’elle permet le financement d’une partie des logements solidaires ;
  • la levée des dispositifs et règlements qui entravent l’accès à l’emploi ;
  • la mise à dispostion transitoire de logements inoccupés des collectivités territoriales, par le biais de l’EPFL (4).

Des possibilités de financement grâce au financement participatif :

Exemple des Petites Pierres qui ont déjà financé plusieurs projets en Isère pour aider les personnes vulnérables à se loger.

 

(1) Quelques intervenants étaient néanmoins réunis dans les locaux d’Un Toit Pour Tous. Visiblement, la technique est bien au point et la communication fonctionnait de façon adéquate entre tous.

(2) RESF : Réseau éducation sans frontières

(3) APARDAP : Association de parrainage républicain des demandeurs d’asile et de protection

(4) EPFL : Etablissement public foncier local

(5) DDCS : Direction Départementae de la Cohésion Sociale

Le sans-abrisme à l’épreuve du Covid-19 : des inégalités qui explosent, des acteurs de terrain mobilisés

C’est en visioconférence (*) suivie par 55 personnes que s’est déroulé le 12/14 d’Un Toit Pour Tous ce mardi 13 octobre sur le thème du Sans-abrisme à l’épreuve du Covid-19.

Des « retours de terrain » d’acteurs majeurs

– Rapide réactivité dès le 17 mars, début du confinement : le CCAS (1) de Grenoble met en place la prévention dans ses sites en gestion directe, organise une livraison alimentaire sur plusieurs sites à partir de ressources diverses (3500 repas par semaine), assure réception des alertes, coordination et conseils.

– Inauguration de nouveaux champs d’intervention et d’importantes collaborations. La diminution des bénévoles éloignés à cause du risque sanitaire pousse les structures à se repenser : Point d’eau s’appuie sur le trytique professionnels-bénévoles-personnes accueillies qui s’impliquent et développe l’accès aux droits, les salariés de Médecins du Monde rejoignent les coordinations et s’emparent du Guide méthodologique délivré par le ministère de la Santé.

– La coupure administrative entre la santé responsabilité de l’ARS (2) et le social responsabilité de la DDCS (3) conduit à s’organiser sur le terrain et à mettre en place à la fois un centre de « desserrement » (Croix Rouge) et des équipes mobiles pour aller, en particulier, vers les centres d’hébergements. A signaler le partenariat fructueux avec la Maison des Réseaux de Santé de l’Isère, l’implication de 11 structures et de 23 établissements ainsi que le portage de propositions auprès de l’ARS pour l’otroi de moyens et la DDCS pour l’ouverture de Centres d’hébergement.

Des constats de l’Observatoire de l’hébergement et du logement d’Un Toit Pour Tous …

– vécus difficiles et contrastés des sans domicile pendant le confinement

– impact durable sur la santé et l’accès aux droits

– mise en lumière des besoins structurels : places d’hébergement, solidarités interpersonnelles…

– importance d’une action locale d’urgence sociale : implication de la Métro

– accélération de fait de la politique du Logement d’abord et ses freins

– émergence d’initiatives et de coopérations : lien entre secteurs sanitaire et social.

… et des effets révélateurs

– Une double fragilité : celle des personnes, en particulier pour l’alimentation (concerne 55% des appels du 115) et celle des acteurs qui interviennent et qui ont constitué un véritable filet de protection. Comment continuer ? avec quels moyens ?

– Une porosité entre les publics sans abri et et ceux qui passaient sous le radar des politiques sociales et qui risquent la pauvreté. Quel système de protection sociale proposé par le gouvernement ? Des mesures mais refus de celles qui permettraient de sécuriser durablement.

Quels effets durables de l’augmentation des inégalités dues au Covid ? Parenthèse ou pas ?

Sur le même sujet : une lettre ouverte d’ADA (Accueil demandeurs d’asile) aux autorités au sujet du couvre-feu.

* Visioconférence : formule d’échanges et de partage numériques (sans chaleur humaine…) dont le mérite, ici, est de sauver l’échange d’informations qui permet d’analyser, proposer et avancer. Que les réunions du 12/14 en présentiel étaient sympathiques !

1 CCAS : Centre communal d’action sociale

2 ARS : Agence régionale de santé

3 DDCS : Direction départementale de la cohésion sociale

Les Vignes, on continue mais on évolue

« Vivre aux Vignes », est un dispositif innovant labellisé Habitat Inclusif, qui vise à proposer une alternative entre le domicile (chez-soi isolé) et la maison de retraite médicalisée (EHPAD), accessible à des aînés aux ressources modestes. Il repose sur la location d’appartements du parc social regroupés au sein du quartier de l’Ile Verte à Grenoble avec mise en commun de services de maintien à domicile en continu et d’espaces dédiés aux animations et temps conviviaux. Ce dispositif repose sur une mutualisation des services dont le coût est partagé entre les différents locataires, dans un principe de solidarité.
Il est animé par l’association « Vivre aux Vignes » en partenariat avec le CCAS de la ville de Grenoble, Vitallliance, ACTIS et Territoires AIVS.

La labellisation du projet en « Habitat Inclusif » a permis à l’association d’embaucher en septembre une coordinatrice/animatrice à 80% (portage salarial par la MFI) qui prend le relais de la personnes qui intervenait au nom de Territoires AIVS à hauteur de 25% de temps de travail.

Territoires s’occupe désormais uniquement de la gestion locative du T7 qui permet la colocation pour 4 personnes, il est intégré à l’appartement aménagé en espace collectif de vie pour le personnel et les locataires. Il peut également être un lieu de rencontre et de convivialité entre les personnes, notamment pour les repas qui peuvent y être pris en commun.

17 octobre, journée du refus de la misère

Le 17 octobre est conçu comme un événement collectif, animé par ATD Quart-Monde. A Grenoble, les associations suivantes participent à l’évènement, avec un soutien, logistique notamment, de la Diaconie du Diocèse de Grenoble –Vienne, et la participation des Compagnons d’Emmaüs :

Collectif des Associations de Bénévoles Luttant contre l’Exclusion et la Précarité
Banque Alimentaire

Femmes SDF

Issue de Secours

Rialto

SOS Femmes 38

Le Fournil

Vinci

Episol

Nicodème

Les Restos du Cœur

ATD Quart-Monde

Rom’s Action

La Bienvenue

Point d’Eau

Diaconat Protestant/L’Echoppe

Secours catholique

Société de Saint-Vincent-de-Paul

Accueil SDF

 

Cet aspect collectif est important pour obtenir un impact plus fort sur les deux axes :

– la parole aux personnes victimes de la misère et d’exclusion ;

– la sensibilisation du public, afin de faire progresser l’idée que la misère et l’exclusion sont des violations des droits humains.

Célébrée depuis 1987 comme Journée mondiale du refus de la misère et reconnue par les Nations unies en 1992, la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté favorise le dialogue et la compréhension entre les personnes en situation de pauvreté, leur entourage, et la société dans son ensemble. « Elle est l’occasion de reconnaître les efforts et combats des personnes vivant dans la pauvreté, une chance pour elles de faire connaître leurs préoccupations et un moment pour reconnaître que les personnes pauvres sont en première ligne dans la lutte contre la pauvreté.» (Nations Unies, Rapport du Secrétaire général, A/61/308, paragraphe 53)

 

Le thème de 2020 est :  «Agir ensemble pour gagner la justice sociale et environnementale pour tous ».

Pour des raisons sanitaires, l’événement prend une forme un peu différente cette année, il n’y aura pas de rassemblement sur la place Félix Poulat mais d’autres formes d’événement se mettent en place

 Bibliothèques municipales de Grenoble : Centre-ville, Kateb Yacine et Relais Lecture

 

  • Evènement virtuel
  • Basé sur les cartes des années précédentes (décrivant des situations vécues d’exclusion), une déclamation théâtrale sera faite avec la troupe de l’Atelier du Possible de Grenoble, dont une militante Quart-Monde
  • https://www.atelierdupossiblegrenoble.fr/
  • Cette déclamation sera intégrée dans une contribution à un évènement Live organisé par ATD Quart-Monde Lyon le samedi 17 octobre de 14h à 17h.
  • https://www.facebook.com/17OctobreLyonRefuseLaMisere

 

  • Collaboration avec la TAG
  • Visuel sur le site de la TAG
  • Visuel sur les écrans des trams et bus à partir du 2 novembre – texte adapté compte tenu du décalage avec le 17 octobre.

 

Une première famille en situation d’extrême urgence mise à l’abri

Dans le contexte de la crise sanitaire du COVID 19, un nouveau dispositif est lancé et financé par Grenoble Alpes Métropole. En complément de l’action de l’Etat, il s’appuie sur la location de 5 logements auprès de bailleurs sociaux. Un Toit Pour Tous et le Habert Saint-Paul* assurent sa mise en œuvre.

Le 17/04 une première famille de 4 personnes et un bébé à venir a pu intégrer un logement. Trois autres familles devraient pouvoir intégrer le dispositif dans les tous prochains jours. Tous se mobilisent en ce sens.

Un Toit Pour Tous, via son agence immobilière à vocation sociale Territoires, capte les logements, signe le bail et devient donc locataire principal : l’association assure le logement et prend à son nom les contrats d’abonnements (entretien chaudière le cas échéant, fluides). Ces logements sont mis à disposition des ménages après avoir été équipés/meublés par Le Habert Saint-Paul qui assure l’accompagnement social professionnel. Cet accompagnement global de la famille porte sur toutes les problématiques auxquelles elle est confrontée : vie quotidienne dans le logement, scolarité des enfants, santé, situation administrative, ouverture des droits sociaux. Ces accompagnements sont réalisés en lien étroit avec les services sociaux du Département et les administrations concernés en prenant en compte la barrière de la langue.

La mise à l’abri et l’accompagnement seront poursuivis, au-delà de la période de crise COVID-19, jusqu’à ce que la situation des ménages se stabilise.

La participation financière de Grenoble-Alpes Métropole est mobilisée pour le bon fonctionnement global du dispositif, tant sur la partie relative au logement que sur celle relative à l’accompagnement social.

Les ménages à héberger et accompagner sont orientés par la Métropole. Il peut s’agir de ménages avec des droits incomplets.

Très clairement dans un premier temps les priorités de l’accompagnement portent sur les précautions sanitaires, l’installation de la famille dans son logement et son environnement, l’organisation de son alimentation, la scolarité des enfants et les préoccupations urgentes de santé.

Durant cette période initiale, les liens sont maintenus avec les partenaires sociaux et/ou associatifs qui ont eu à accompagner cette famille.

Dans une seconde période seront mises en place toutes les dispositions qui permettront à ces familles de trouver une solution durable à leur situation et principalement dans le droit commun, selon les savoir-faire propres au Habert et à Un Toit Pour Tous dans l’accompagnement de ces familles.

 

* Le Habert Saint Paul est une structure grenobloise d’hébergement qui dispose de 35 logements. Elle accueille des personnes en situation de précarité, en leur proposant un logement temporaire  et en assurant un accompagnement social : www.le-habert.fr

Un Toit Pour Tous crée des partenariats avec les étudiants grenoblois

Outre le partenariat noué depuis plusieurs années entre l’IEP (Institut d’études Politiques) de Grenoble, Un Toit Pour Tous et l’OHL (Observatoire de l’Hébergement et du Logement), des contacts fructueux se sont établis depuis la rentrée avec GEM (Grenoble Ecole de Management) et Solida’Rire, une association d’étudiants de l’INP (Institut Polytechnique de Grenoble). Lire la suite