article draft

S’engager pour le logement : le regard de Francie Mégevand, administratrice bénévole à Un Toit Pour Tous

Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis Francie Mégevand, membre bénévole du conseil d’administration et du bureau d’Un Toit Pour Tous. J’ai une formation de sociologue dans le domaine de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire. J’ai débuté ma vie professionnelle à Alger au ministère du Plan. Puis, en métropole, j’ai travaillé sept ans pour une petite entreprise d’import-export de déchets industriels où j’ai beaucoup appris. Avec différents statuts professionnels, j’ai été ensuite été chargée d’étude en sociologie des politiques sociales en particulier à propos de l’exclusion et l’insertion. J’ai ensuite été directrice de l’observatoire social de l’Isère, organisme qui a été intégré au département où j’ai fini ma carrière. Dans le même temps, j’ai fait trois mandats d’élue municipale à Eybens dont un en tant que maire et j’ai été élue à la métropole.

Comment avez-vous connu Un Toit Pour Tous ?

À titre professionnel, je me suis intéressée aux problèmes de l’hébergement d’urgence. Nous avions mené des observations à ce sujet au niveau régional. J’avais côtoyé dans ce cadre Un Toit Pour Tous. Je venais assister aux 12-14 lorsqu’ils avaient lieu en présentiel vers le village olympique.

Pour quelles raisons et depuis quand avez-vous souhaité vous engager au sein de l’association ?

J’ai été sollicitée pour rejoindre Un Toit Pour Tous dès que j’ai été à la retraite. J’ai accepté de rentrer au conseil d’administration pour suivre les actions de l’Observatoire de l’hébergement et du logement avec lequel j’étais en lien depuis longtemps. J’avais travaillé avec René Ballain. J’ai rejoint le bureau plus tard.

Sur quelles actions, quel groupe de bénévoles êtes-vous impliqué ?

À titre de bénévole je suis impliquée dans l’accompagnement de l’OHL. Je contribue à monter le programme des 12-14, à rédiger les rapports annuels. Nous discutons avec les salariés de l’OHL en binôme sur les contrats d’études.

Comment voyez-vous votre rôle en tant que membre du bureau et administrateur de l’association ?

Comme les autres administrateurs, j’ai un rôle de vigie vis à vis des priorités de l’association. J’alerte sur le risque de répondre à trop de sollicitation qui risquent de nous détourner de nos priorités. Je suis vigilante à ce que nos structures ne dévient pas de leurs objectifs tout en ayant une taille viable. En tant que membre du bureau, je représente également Un Toit Pour Tous dans d’autres structures. C’est aussi une des caractéristiques de notre association : avoir de nombreux partenariats complémentaires, « chacun dans son couloir mais on court ensemble ». On ne va pas faire le travail des autres mais on se tient au courant de ce qu’ils font. On croise nos pratiques, nos savoirs faires et nos solutions.

Quels sont pour vous les enjeux importants dans les années à venir ?

Un Toit Pour Tous est appréciée par les collectivités pour réaliser ce que les autres bailleurs sociaux font moins. On mobilise, des maisons ou des appartements pour les louer à des prix très bas, ce qui permet de loger des familles à revenus très modestes. Il me semble utile de s’interroger sur la taille que doit conserver l’association et sur l’équilibre de son développement en évitant de prendre en charge de trop gros programmes. La question n’est pas de freiner son action, mais de veiller à rester fidèle à ce qui fait sa force et son utilité. Pour l’avenir, il me parait essentiel de continuer à privilégier l’habitat diffus, c’est-à-dire des logements intégrés dans différents quartiers et de maintenir comme priorité le logement très social, au service des plus fragiles.

Quels sont pour vous les temps forts de l’association ?

Le temps fort le plus important de l’association est les rencontres annuelles ouvertes à tous qui sont devenues un rendez-vous incontournable dans l’espace public pour parler du logement des plus défavorisés. Ensuite, il y a la journée salariés- bénévoles où on peut découvrir la richesse de la vie de l’association. C’est toujours intéressant. On voit la richesse des bénévoles et salariés de l’association qui réfléchissent ensemble.

Comment pourriez-vous donner envie à des gens de s’engager à Un Toit Pour Tous ?

Il y a d’abord l’objet de l’association qui est de permettre le logement des plus démunis qui est un facteur majeur de réinsertion. C’est une association innovante et créative. Ce fut par exemple la création de la coopérative foncière solidaire, ou la captation des propriétaires privés afin qu’ils mettent à disposition des logements. Il y a une grande intelligence des débats et des réflexions combinées des salariés et des bénévoles, qui ont tous à cœur d’explorer et de creuser des solutions. C’est très stimulant intellectuellement. Dans le même temps, il y a aussi des bénévoles ancrés dans les problèmes concrets. Il y a des groupes qui font des travaux dans les maisons, qui siègent dans les commissions etc… C’est le mélange du terrain et des réflexions prospectives qui en fait tout l’intérêt. C’est une bonne alliance pour que chacun puisse y trouver sa place.

Un mot pour conclure :

Il faut toujours se rappeler que nous sommes là pour les locataires. La gestion de nos structures ne doit pas nous faire oublier que l’essentiel de notre objectif est d’être à l’écoute des besoins des locataires les plus démunis.

 

Prendre soin du patrimoine : un engagement quotidien

Chaque année, Un Toit Pour Tous est naturellement focalisée sur le nombre de nouveaux logements sociaux mis en service, avec l’objectif d’augmenter ce chiffre au fil des ans. Cette dynamique vise, aux côtés des logements qui nous sont confiés par des propriétaires privés, à répondre à une demande de logements, en constante hausse, pour les ménages les plus pauvres. Lire la suite
Réunion Lasur un toit pour tous

Attachés à Un Toit Pour Tous, nos propriétaires privés sont réceptifs à des prestations supplémentaires

Pour enrichir la réflexion pour l’élaboration en cours du projet associatif 2026 – 2030, Un Toit Pour Tous a adressé à tous les propriétaires privés qui nous ont confié la gestion de leur logement un questionnaire auquel 30 d’entre eux ont répondu (sur 250), soit 12 %, taux relativement satisfaisant pour ce type d’enquête. Il a permis d’associer à nos travaux, à côté des salariés et bénévoles, les premiers concernés. Lire la suite

Point presse février 2026

>22 février 2026 Le Dauphiné Libéré

Grenoble. Habitat et humanisme fait du numérique un levier d’inclusion…

… en organisant du 16 au 21 février la semaine du numérique, pour accompagner ses résidents et sensibiliser le grand public.

 

>13 février 2026 Le Monde

Le débat sur la réquisition de logements vacants relancé à l’Assemblée

Une proposition de loi prévoit d’autoriser les maires à réquisitionner des locaux au même titre que les préfets. Le maire écologiste de Grenoble, Eric Piolle, a plaidé pour des réquisitions dès son premier mandat.

 

>12 février 2026 Synthèse de presse de l’Ush 759

Reprise de MaPrime Rénov’

Après l’adoption du budget 2026, le Gouvernement a confirmé la réouverture imminente de MaPrimeRénov’, suspendue fin 2025 en raison de l’absence de loi de finances. Malgré cette relance, les professionnels de la rénovation expriment leurs inquiétudes quant à un possible ralentissement des demandes en 2026, en particulier pour les rénovations lourdes, après les coups d’arrêt de 2025

117 689 logements sociaux financés en 2025

En 2025, 117 689 logements sociaux ont été agréés, marquant une progression de 19% par rapport à 2024, selon la direction de l’Habitat, de l’urbanisme et des paysages (DHUP)

 

>7 février 2026 Le Dauphiné Libéré

Grenoble. Encore 45 enfants dorment dans les écoles de l’agglomération…

… dont les 6 membres d’une famille à l’école maternelle Malherbe. 

 

>7 février 2026 Le Dauphiné Libéré

Coup de rabot sur les taux obligatoires de logements sociaux.

Un décret revoit à la baisse les critère des zones « en tension » et permet a à des communes de ne pas passer au taux de 25 % de HLM.

 

>3 février 2026 Le Dauphiné Libéré

Logement. Vivre chez les autres « pour éviter la rue »

600 000 personnes vivent chez quelqu’un d’autre, faute d’alternative selon la Fondation pour le logement qui vient de présenter son rapport annuel : « 2026- L’état du mal-logement en France ».

 

>2 février 2026 Le Monde

Vivre chez un tiers, une précarité qui progresse.

La Fondation pour le logement met en garde contre le phénomène qu’elle qualifie de « massif », « en pleine croissance », et « invisible » en présentant son rapport annuel :  « 2026 -L’état du mal-logement en France ».